Non !

Quand je vois toute la famille politique — c’est désormais invariable — faire front commun derrière un des leurs qui vient d’être condamné, je me dis que les vers sont dans le fruit et s’en repaissent copieusement. De l’extrême gauche à l’extrême droite : tous solidaires.

Voice ce qu’ils m’inspirent.

Tous ces pourris repris
Pour cause d’injustice
Envers notre justice
Ont gagné mon mépris :
Plus jamais vers les urnes
Je n’irai pour ces burnes !
Le camp de l’abstention
(le seul choix réaliste
Ayant mon attention)
Est donc la seule piste
Que je suis désormais :
Moi, voter ? Plus jamais !

Comment résumer une idylle

Nous allons essayer, par cette nuit d’éclipse,
De conter une idylle en usant de l’ellipse :
« Jadis, tu m’as croisé, mais tu m’as évité.
Antan, je t’ai séduite et t’ai apprivoisée.
Naguère, à notre amour nous avons tout cédé.
Hui seuls restent des pleurs de l’idylle passée. »

Deux pieds dehors

Franchir
Ma porte…
Sortir
M’apporte
Le bien,
Et rien
N’arrête
Mon pas…
La fête
N’est pas
Complète
Sans tous
Mes potes :
Ces fous
« Dépotent » !
Venez !
Prenez !
La vie
S’en va,
L’envie
S’en va,
Ce jour
Sans veste,
Me reste
L’Amour.

Vroum vroum !

La sacro-sainte automobile
Roule à vitesse folle avec
À son bord un pauvre débile
Qui va jouer les pète-sec
Quand il croisera les Gendarmes
Qui confisqueront sont permis…
Il versera, de plus, des larmes
Quand il soufflera ses demis.
Il ne sert à rien de se voir
Comme un grand pilote émérite
Si c’est pour tôt s’apercevoir
Que l’on est con comme une bite.

Libéré

Je suis un lion en cage et possède la clé
Qui me libèrera en ouvrant cette porte
Que je me suis construite… Elle m’a protégé
Mais m’a fait prisonnier. Je prends ma liberté !
J’ouvre la porte, un pas… Et le bonheur m’emporte.

Aide-toi, le ciel t’aimera…

Car penser à la mort te bouffera la vie,
Car penser à tes morts te donnera l’envie
Parfois de les rejoindre, il te faudra lutter !
Il ne faut surtout pas te laisser emporter
Par cette dépression qui fait naître des larmes
Dans tes si jolis yeux… Ne pas rendre les armes,
Ne pas se laisser faire et aller de l’avant :
Voici la solution pour aller en bravant
Les mauvais coups du sort… Un seul mot : Résistance
Est la clé de tout ça, la clé de l’existence !

Des errances

Je veux marcher sur des chemins
Dont on dit n’aller nulle part ;
Je veux vivre des lendemains
Qui me sont un nouveau départ.
Je ne veux pas suivre aujourd’hui
Des routes que l’on devrait suivre ;
Je ne veux pas mourir induit
En erreur par un son de cuivre.
Je veux vivre ma liberté
Avec amour, avec fierté,
Et je veux aussi dire non
À tous ceux qui voudraient m’ôter
Le droit de susurrer mon nom
À l’oreille de la Beauté.

Romantique

Je suis un romantique, un imbécile heureux,

Un prince sans couronne, un conquérant sans gloire…

Un romantique étant un homme sans histoire,

Sans passé, sans futur, il sera malheureux !…

Il se bat chaque jour contre cette tristesse

Qui lui étreint le cœur et le met en détresse…

Il perd à chaque fois qu’il veut monter au front

Et il se fait huer pour même pas un rond…

Paysage du Sud

Un petit cabanon sur un flanc de côteau ;
Un rayon de soleil sur ses pierres de taille ;
Un ciel bleu, provençal ; autour, de la broussaille ;
Un grand champ de lavande ; un peu d’amour et d’eau ;
C’est là tout ce qu’il faut pour un bonheur sans faille.

La Chapelle des Cordeliers

La Chapelle des Cordeliers

Les Amis du vieux Crest, association crestoise,
Se sont bien investis dans la rénovation
De ce beau monument à l’allure courtoise
Au haut de l’escalier dont on fait l’ascension.
On aime à la rejoindre au sommet de ces marches
Et reprendre son souffle à l’ombre de ses arches.
Chaque Crestois l’adore, en parle avec amour,
Disant parfois clocher, disant parfois chapelle,
Mais une chose est sûre : on porte chaque jour
Un regard amical et bienveillant sur elle !

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